Je commence par des extraits des DVD de formation ÉDUCOEUR de Brigitte Racine pour être cohérent avec la démarche pédagogique identifiée dans l’introduction de mon livre…

Comme pédagogue, je suis conscient que la lecture et le contenu plus rationnel de mon introduction au modèle théorique de Glasser – même rehaussée de situations vécues, demande un plus grand effort pour les personnes ayant des compétences à dominances relationnelles ou expérientielles. Pour combler mon offre pédagogique, j’ai mis en ligne un pédablogue (pedablogue.com) avec des vidéos, des présentations dynamiques et des références d’expériences d’applications de la Théorie du choix de Glasser au niveau de la vie familiale, de la gestion de classe, dans le cadre d’une communauté thérapeutique, d’une maison de transition pour détenus, d’un centre d’accueil pour jeunes en difficulté, etc.

Ceci dit, d’autres intervenants ou intervenantes proposent une approche clairement « terrain » basée sur la Théorie du choix. Ces personnes se concentrent sur des exemples quotidiens comme parents, enseignants, intervenants ou gestionnaire de personnel.

À ce sujet, pour rendre plus concret la Théorie du choix dans la vie familiale quotidienne, je vous réfère aux articles de Brigitte Racine dans la revue Maman pour la vie.

« Brigitte Racine est infirmière, thérapeute familiale, diplômée de l’Université Laval, du Centre de relation d’aide de Montréal et de l’Institut William Glasser de Californie. Elle offre des conférences, formations, ateliers et consultations individuelles. » (Maman pour la vie. mamanpourlavie.com/specialistes/42-brigitte-racine)

Donc, avec son aimable contribution, je vous présente certains extraits de ses DVD de formation. www.educoeur.ca

– Le besoin d’appartenance est tellement fondamental qu’une attention négative est préférable à un manque d’intérêt porté à l’enfant.

– Le défi est de nourrir le besoin d’appartenance positivement pour diminuer l’indicipline de l’enfant en recherche d’attention.

– Ceci ne veut pas dire de nier l’importance de la discipline, source de sécurité pour l’enfant.

– Nous aurons une vue d’ensemble plus loin dans cette formation.

 


 



LE MONDE / MON SYSTÈME PERCEPTUEL / MON MONDE PERÇU

En relation avec notre SYSTÈME PERCEPTUEL/MONDE PERÇU du diagramme de Glasser, voici une petite vidéo incontournable sur une expérience de perceptions sélectives produite par l’Université Harvard.

« La perception sélective est un terme général pour identifier le comportement que toutes les personnes mettent en oeuvre pour « voir les choses » en fonction de leur cadre de référence particulier. Elle permet également de décrire comment l’information sensorielle est classée et interprétée d’une manière qui favorise telle catégorie ou telle interprétation par rapport à telle autre. »

Le diagramme du fonctionnement du cerveau comme système de contrôle de notre équilibre de vie identifie le segment notre MONDE PERÇU qui est, en fait, le magasin, la mémoire de toutes nos perceptions de notre SYSTÈME PERCEPTUEL : notre filtre sensoriel, notre filtre de la connaissance et notre filtre des valeurs. En fait, nos lunettes triple vision (percevoir avec ses cinq sens, avec son cœur et avec sa tête) agissent comme un triple filtre qui construit notre monde perçu. Évidemment, ma prochaine illustration des lunettes est approximative pour illustrer la complexité de notre système perceptuel, car la vue ne se situe que dans la première paire de lunettes des cinq sens avec le toucher, le goûter, l’ouïe et l’odorat (percevoir avec ses sens). La deuxième paire de lunettes de la série pourrait devenir un cerveau avec une paire de lunettes (percevoir avec sa tête) et la troisième, un coeur avec une autre paire de lunettes (percevoir avec son coeur). J’y travaille…

Dans notre monde perçu se trouvent toutes les perceptions emmagasinées depuis notre naissance (certaines recherches parlent aussi de mémoire intra-utérine). Quelle que soit notre éducation ou notre environnement social, il nous en reste ce que nous en avons perçu, ce qui nous est resté « collé ».

Vous comprenez que notre monde perçu est entièrement PERSONNEL. Il est complètement construit par les capacités imparfaites de nos cinq sens, par nos connaissances limitées du savoir humain et par nos valeurs intimes ancrées dans un enchevêtrement d’expériences vécues à l’échelle d’un individu parmi les milliards de ses semblables. Je ne serais trop insister sur le sentiment d’humilité commandé par ce constat du fonctionnement de notre cerveau.

L’Équilibre… vers une identité de bonheur ! (p. 24-26)




MON ALBUM D’IMAGES IDÉALES

MES DÉSIRS PERSONNELS / MES BESOINS FONDAMENTAUX COMMUNS

En relation avec notre ALBUM D’IMAGES IDÉALES du diagramme de Glasser, voici une petite vidéo produite par l’Université de Sherbrooke, Canada.

Psychologie positive

L’Université de Sherbrooke présente cette petite vidéo portant sur la psychologie positive qui alimente positivement notre monde idéal habité par des exemples de personnes qui réussissent. Ces personnes devenant des exemples qui peuvent se glisser avantageusement dans notre monde idéal. Cette branche de la psychologie humaniste étudie les « recettes » de succès des personnes en identité de succès au lieu d’essayer de comprendre les personnes en identité d’échec. Je pense que l’admiration envers ces personnes nous aide à développer notre identité de bonheur.

Le diagramme du fonctionnement du cerveau comme système de contrôle de notre équilibre de vie élabore le segment notre MONDE IDÉAL. Il est constitué de nos désirs individuels reliés à nos besoins universels ou besoins humains fondamentaux. Notre monde idéal personnel est comme un album de photos de ce que nous désirons. Chaque photo personnelle que nous désirons étant reliée à un ou plusieurs besoins humains fondamentaux. Par exemple, pour moi, mon image personnelle « bicyclette » répond prioritairement à un besoin fondamental de plaisir tandis que pour un chinois, son image personnelle « bicyclette » peut répondre prioritairement à son besoin fondamental de pouvoir (elle lui permet de travailler, d’atteindre un but économique). Son besoin fondamental de plaisir sera manifesté par une autre image que moi et j’aurai d’autres images personnelles dans mon monde idéal pour atteindre mon besoin fondamental de pouvoir. Mon monde idéal est constitué de toutes les images mentales des représentations qui ont eu du succès dans ma vie, parce que j’ai déjà expérimenté qu’elles répondaient à un de mes besoins fondamentaux ; ces représentations deviennent très personnelles, car liées à mon vécu, et universelles dans le sens qu’elles sont reliées aux besoins fondamentaux de tous les humains. Enfin, ces images possèdent un poids affectif certain dans le sens que lorsque j’atteins l’une d’elles, je me sens plus en contrôle de ma vie, en équilibre. Je réalise, je vis maintenant une image de mon monde idéal.

L’Équilibre… vers une identité de bonheur ! (p. 21-22)




MON COMPORTEMENT GLOBAL

(agir, penser, sentir et ressentir physiquement)

En relation avec notre COMPORTEMENT GLOBAL du diagramme de Glasser, voici une petite vidéo, prise dans le web, pour illustrer la roue comportement/émotion en relation avec une colère incontrôlée. J’ai choisi un exemple où la victime est seulement une porte-moustiquaire… Transposez cette émotion dans un conflit humain lorsque l’autre – l’enfant, le collègue de travail, la compagne de vie, le voisin, etc. –  ne s’ajuste pas dans le « cadre » relationnel prévu par la personne en perte de contrôle. Je poursuis ma recherche pour les trois autres roues.

Le diagramme du fonctionnement du cerveau comme système de contrôle de notre équilibre de vie identifie le segment notre COMPORTEMENT GLOBAL. Notre comportement global est illustré par une automobile avec ses quatre roues ayant le comportement/action et le comportement/pensée pour les roues à l’avant et ayant le comportement/émotion et le comportement/physiologie pour les roues à l’arrière. On parle de COMPORTEMENT GLOBAL ayant quatre composantes : agir, penser, sentir et ressentir physiquement.

Ainsi, on explique que tous nos comportements sont globaux. Nous ne pensons pas d’une manière indépendante de nos actions, de nos émotions ou de nos manifestations physiologiques. Vous remarquez que nos émotions et nos manifestations physiologiques sont illustrées par les roues à l’arrière et que nos pensées et actions sont illustrées par les roues à l’avant. Ceci pour préciser qu’il est plus facile d’avoir du pouvoir sur un comportement majoritairement de type pensée ou action (roues à l’avant) que sur un comportement majoritairement de type émotion ou manifestations physiologiques (roues à l’arrière).

L’Équilibre… vers une identité de bonheur ! (p. 18)

 


MON COMPORTEMENT GLOBAL

(agir, penser, sentir et ressentir physiquement)

En relation avec notre COMPORTEMENT GLOBAL du diagramme de Glasser, voici une autre vidéo, prise dans le web, pour illustrer la roue comportement/physiologie en relation avec l’apprentissage de la conduite d’une bicyclette. Nos comportements acquis et nos addictions sont le résultat de multiples choix antérieurs, selon la Théorie du choix du Dr William Glasser. Accepter ce constat nous responsabilise en nous sortant du pattern de victime et fait appel aux ressources du moi sur le chemin du bonheur. Cette vidéo illustre le plus grand défi dans cette marche de notre humanité assumée : notre propre cerveau qui s’est lui-même conditionné sur une longue période.

 

 



MA STATION DE COMPARAISON

Le diagramme du fonctionnement du cerveau comme système de contrôle de notre équilibre de vie identifie le segment qui nous alerte justement du déséquilibre de ne pas se sentir en contrôle de sa vie : notre STATION DE COMPARAISON (autoévaluation maintenant). Dans l’illustration, le signal déclencheur, cette poussée à se comporter pour rétablir son équilibre, provient d’une balance qui compare constamment notre monde perçu avec notre monde idéal. Plus particulièrement, le monde perçu maintenant comparé avec l’image idéale que je désire maintenant. Nous savons bien que l’on ne peut répondre à toutes les images de notre monde idéal ; nous acceptons de différer l’atteinte de telle ou telle image, car nous lui avons fixée un échéancier personnel. Par contre, d’autres besoins fondamentaux signalent constamment leur existence par l’entremise d’autres images idéales personnelles que nous cherchons à atteindre maintenant.

Plus le déséquilibre entre mon monde perçu maintenant et mon monde idéal maintenant est accentué – l’éloignement grandissant de portée d’images idéales – plus je me sens en déséquilibre maintenant et plus je sens que je perds le contrôle de ma vie maintenant. Je perçois ce déséquilibre entre mon image désirée maintenant et mon monde perçu maintenant comme un signal déclencheur, comme une poussée à se comporter. Je choisis donc un comportement global, plus ou moins conscient – teinté d’une action, d’une pensée, d’une émotion et de manifestations physiologiques – et je me dirige dans le monde réel à la recherche de mon équilibre, de mon bonheur.

Plus je ressens un équilibre entre mon monde perçu maintenant et mon monde idéal maintenant, plus je me sens en équilibre et plus je me sens en contrôle de ma vie et heureux maintenant.

Nous sommes généralement plus conscients d’une dimension ou l’autre de notre comportement global. Ainsi, certaines personnes développent particulièrement soit le comportement/action, le comportement/pensée, le comportement/émotion ou le comportement/physiologie comme réponse à un déséquilibre, à la frustration causée par une image idéale ne pouvant pas se réaliser maintenant. Donc, pour poursuivre l’illustration de l’automobile, l’individu saisis le volant de son automobile et se dirige (action, pensée, émotion et physiologie) maintenant vers une direction précise pour reprendre du contrôle de sa vie, pour atteindre l’image désirée maintenant. Comme vous le constatez, la caractéristique première de notre station de comparaison (autoévaluation permanente) est son fonctionnement au temps présent. Ici, l’analogie avec l’automobile prend tout son sens lorsque l’on parle de perte de contrôle, lorsque l’on dit que l’individu ne réussit pas à se diriger dans la direction souhaitée. Pour continuer l’exemple routier, certaines personnes conduisent à des vitesses excessives pour atteindre la destination idéale souhaitée au risque d’avoir un accident grave. Ceci dit, c’est tout de même le meilleur comportement qu’ils ont trouvé dans leur monde personnel perçu pour réaliser leurs désirs immédiats. Ici, la porte s’ouvre pour porter un regard sur de multiples addictions lorsqu’une personne se sent en perte de contrôle de sa vie… La Théorie du choix nomme ce comportement de fuite avec le qualificatif d’irresponsable. C’est-à-dire une personne qui n’a pas appris à se responsabiliser dans l’atteinte réaliste d’un désir dans le respect de soi et des autres.

CONCLUSION

La vision du fonctionnement du diagramme du cerveau comme système de contrôle de notre équilibre de vie selon Glasser nous apporte des pistes lumineuses pour trouver de nouveaux chemins à notre bien-être personnel. Elle nous habilite aussi pour aider une personne proche de nous en difficulté de contrôle de sa vie et elle offre des balises efficaces aux intervenants en relation d’aide.


LE DIAGRAMME DU FONCTIONNEMENT DE NOTRE CERVEAU AU COMPLET